
Qu’est-ce qu’un Go ?
Simplement, c’est le symbole d’une unité de mesure pour les données.
D’abord, clarifions un truc : dans le système métrique, nous utilisons une base 10 et des mots désignent une certaine quantité.
Par exemple, le mètre est l’unité de base d’une longueur. Un millimètre est un millième de mètre. Un centimètre est un centième de mètre. Un kilomètre est mille mètres.
Une échelle similaire est employée avec les données. L’unité de base est l’octet. Nous avons par la suite le kilooctet (Ko), soit 1000 octets, le mégaoctet (Mo) = 1000 Ko, le gigaoctet (Go) = 1000 Mo, le téraoctet (To) = 1000 Go.
Mais qu’est-ce qu’un octet ?
Pour vraiment comprendre, il faut avoir quelques notions sur le fonctionnement des ordinateurs binaires.
La base d’un ordinateur binaire est le bit : un interrupteur qui peut soit être ouvert (1) ou fermé (1). Un seul bit ne permet de représenter que deux états : vrai/faux, 1/0. Pour avoir quelque chose de plus intéressant, il faut enchaîner plusieurs bits. Huit (8) bits est un octet. Avec un octet, nous pouvons compter de 0 à 255, avoir une palette de 256 couleurs, un ensemble de 256 caractères.
Dans un ordinateur, il y a des milliards de bits. Pour l’ordinateur, ce ne sont que des séries d’interrupteur soit ouverts, soit fermés. C’est l’application qui fait l’interprétation de ces bits : il s’agit d’un chiffre, d’un caractère, d’un point dans une image, d’une note de musique. Cela peut paraître étrange, mais nous faisons un peu la même chose : c’est notre perception du monde qui l’interprète d’une certaine façon. Un chien ou une fourmi aura une toute autre interprétation du monde. Est-ce que le monde est différent pour autant ?
Bref, 1 Go est 1 000 000 000 octets (1 milliard). De quoi contenir près de 700 000 pages de texte, entre 200 et 500 photos, 225 MP3 ou 7 minutes de vidéo en haute définition.
Ressources :
Pourquoi le fabricant ne supporte plus mon téléphone que j’ai acheté il y a quatre ans ?
Bien entendu, il y a l’aspect capitaliste : les entreprises veulent toujours grossir et augmenter leur profit. Mais la réponse est plus complexe. Certaines composantes ont une durée limitée, comme la batterie qui s’use avec le temps. Le fabricant ne veut pas être contraint de les remplacer au bout de leur vie utile. Puis, les procédés industriels s’améliorent. La fabrication des appareils évolue et permet de réduire la taille ou d’augmenter la capacité. Il y a également un agenda technologique sur une plus longue échelle. Présentement, l’intelligence artificielle est mise de l’avant. De l’électronique spécialisée pour celle-ci est ajoutée dans les appareils pour l’intégrer. Les appareils ne contenant pas ces puces doivent disparaître à moyen terme pour étendre les tentacules de l’intelligence artificielle. Nous voyons un phénomène similaire avec les réseaux cellulaires : le 3G est rendu désuet, remplacé par le 4G (LTE), qui doit faire également place au 5G dans les années à venir. Bref, il y a une course vers l’avant, pas nécessairement pour le bien de l’humanité. Il est possible de résister, mais ce n’est pas toujours facile.
Il est possible redonner une jeunesse à certains appareils, par exemple, en changeant le système d’exploitation, en remplaçant la composante désuète ou en trouvant un nouvel usage à l’appareil.
Ressources :
- LineageOS, un Android de remplacement
- Réparer son téléphone intelligent : c’est possible!
- Haven : transformer son ancien téléphone en système de surveillance
- 11 idées d’utilisation d’un ancien téléphone
Une réflexion sur “Le matériel : la boîte magique”
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