Pour qu’un processeur puisse faire des opérations sur des données et déposer le résultat, il a besoin d’un espace de stockage. Ce que nous appelons de la mémoire. Ce sont des puces particulières. Il existe deux types de mémoire :
1. Volatile
2. Non-volatile
La mémoire volatile a besoin d’une alimentation électrique pour fonctionner. Si vous n’avez plus de batterie, vous allez perdre ce sur quoi vous travailler, car votre travail est stocké dans des puces de mémoire volatile le temps où vous faites un courriel, un document, une photo, etc.
Une puce de mémoire non-volatile est ce qui se trouve dans une clef USB par exemple. Même si vous retirez la clef de votre ordinateur et la mettez dans votre poche, vous n’allez pas perdre ce qu’elle contient. Un SSD (Solid State Drive, ce qui a remplacé les disques durs dans les ordinateurs portables) est un autre exemple de mémoire non volatile.

Les principes de physique utilisés pour concevoir ces deux types de puces de mémoire sont différents. Je n’entrerai pas dans les détails. En regardant un circuit imprimé, vous pouvez reconnaître le type de puce de mémoire en lisant les indications inscrites sur celle-ci.
Disons que vous désirez additionner 1 et 2, vous aurez besoin de stocker les opérandes (1 et 2) et l’opérateur (+) en mémoire. Le processeur va récupérer le tout, puis inscrire le résultat (3) dans un autre espace mémoire. Chaque espace de mémoire est identifié par une adresse. Si vous connaissez l’adresse mémoire, vous pouvez regarder son contenu.
La capacité de la mémoire est mesuré en octets (mégaoctets, gigaoctets). Si votre tablette possède 32 Go de mémoire, cela veut dire qu’elle peut grosso modo emmagasiner 32 milliards de caractères. Cette mémoire est non-volatile. Si votre tablette est déchargée, vous ne perdez pas ce qu’elle contient. La quantité de mémoire volatile n’est généralement pas indiquée par les fabricants de téléphones et de tablettes, contrairement aux ordinateurs. Il faut que vous regardiez les spécifications du processeur pour trouver cette information. Pour un ordinateur de bureau ou un portable, vous aurez cette information avec l’identification «Mémoire vive» ou «RAM» (pour Random Access Memory).
Plus vous avez de mémoire vive, plus vous pourrez travailler sur un nombre élevé de documents ou des documents volumineux. Autrement, l’ordinateur va devoir faire ce que l’on appelle swapper : si la mémoire vive est pleine, il va en déposer une partie dans un espace sur de la mémoire non-volative, comme un SSD ou un disque dur. Ainsi, il pourra libérer de l’espace en mémoire vive. Lorsque le document swappé sera de nouveau nécessaire en mémoire vive, il va le récupérer de la mémoire non-volatile pour le remettre en mémoire vive. Cette opération peut nécessiter du temps (quelques secondes), ce qui ralenti le système. Donc, si vous prévoyez par exemple travailler sur plusieurs photos ou un film, il est préférable d’avoir beaucoup de mémoire vive.
Dans les ordinateurs portables et de bureau, il est généralement possible d’augmenter la mémoire. Il y a toujours une limite, qui varie en fonction du processeur employé, du fabricant, du système d’exploitation. Sur les téléphones et les tablettes, la mémoire ne peut habituellement pas être augmentée. Il faut donc avoir une certaine hygiène et faire le ménage de temps en temps, en effaçant ce qui ne sert plus ou en le transférant sur un ordinateur.
Pour obtenir la quantité de mémoire de votre ordinateur, vous avez généralement un outil permettant de le consulter. Je vais en lister quelques uns.
Linux
Dans un terminal, vous avez la commande free :
free -h

Le -h sert à afficher une unité de mesure humaine (Ko, Mo, Go). Autrement, l’information est présentée en octet, ce qui donne un gros chiffre plus difficile à déchiffrer. Dans cet exemple, il y a 497 Mo de mémoire vive, 192 Mo est utilisé, 304 Mo est libre. La commande indique aussi s’il y a de la swap. Dans ce cas-ci, il n’y en a pas.
Le moniteur de système, une application qui se trouve généralement avec les outils d’administration, offre un interface visuel plus attrayant pour afficher les mêmes informations :

Puisque la quantité de mémoire utilisée fluctue dans le temps, un graphique est tracé au fur et à la mesure. Dans cet exemple, l’appareil possède 5,8 Gio et 3 Gio sont utilisés. 2 Go sont réservés sur le disque dur pour la swap, mais ils ne sont pas utilisés présentement (La swap est vide).
Note : La mesure exacte devrait être en facteur de 8, puisque ce sont des octets. Donc, ce devrait être 1024, non pas 1000. Mais pour simplifier, nous utilisons en général des unités correspondantes au système métrique, donc des multiples de 10. Pour distinguer les deux, Mo veut dire 1000 octets tandis que Mio veut dire 1024 octets. Le moniteur système utilise des multiples de 8, ce qui correspond à la réalité de l’ordinateur. D’où qu’il soit écrit GiB au lieu de GB.
Mac
Sous Mac OS X/MacOS, l’information se trouve dans le menu pomme->À propos de ce Mac.

En appuyant sur le bouton Plus d’info…, le Profiler sera lancé. La section Mémoire renseigne sur la mémoire vive :

Vous pouvez aussi consulter le Moniteur d’activité qui se trouve dans Applications->Outils :

Le moniteur d’activité permet de voir la consommation de mémoire de chaque application en cours d’exécution. En cliquant sur l’entête Mémoire, les applications seront triées par la quantité de mémoire qu’elles utilisent.
iOS
Avec un iPhone ou un iPad, vous trouverez l’information dans Réglages->Général->Utilisation.

Autre
Je n’ai pas d’appareil Windows ou Android, vous devrez donc chercher le pendant sur ces systèmes.