Démarrage

Je disais que le processeur ne faisait qu’exécuter des commandes à la chaîne. Il faut toutefois qu’il commence quelque part lorsque vous l’ouvrez. Pour ce faire, une puce est installée dans chaque ordinateur qui contient un minimum d’information pour démarrer le système (en anglais : booting). Elle va vérifier que les composantes répondent à l’appelle, puis va rechercher un système d’exploitation et le lancer.

Nous appelons firmware un logiciel contenu par défaut dans un système. Auparavant, il n’était même pas modifiable, implanté dans une puce en lecture seule. Maintenant, les firmwares peuvent généralement être mis à jour. Autrement, si un problème est découvert dans le firmware, l’appareil devient un risque.

Longtemps, cette puce dans les PCs était un BIOS (pour Basic Input Output Système). Depuis une dizaine d’années, les BIOS ont été remplacés par quelque chose de plus moderne, comme l’UEFI (pour Unified Extensible Firmware Interface). Cela cause parfois des problèmes avec certains systèmes d’exploitation, mais en général, l’UEFI est assez bien supporté maintenant.

Si vous êtes bidouilleur comme moi, vous voudrez peut être remplacé le firmware venant par défaut avec votre ordinateur. Je vais donner un cas d’espèce lorsque je vais parler du Chromebook.

Je mentionne deux firmwares libres :

Libreboot

Coreboot

J’en parlerai davantage lorsque j’expliquerai comment l’installer sur un Chromebook.

Standards

Afin de fonctionner de façon cohérente, la technologie repose sur des standards. Des organismes comme l’ANSI ou l’ISO en développent. Les entreprises s’associent aussi des fois pour développer un standard. Il arrive aussi qu’une compagnie développe un produit qui devient un standard.

Lorsque le magnétocassette vidéo fut développé, JVC a développé le VHS. Sony quant à elle a développé le Betamax. Au final, les autres compagnies se sont ralliées à JVC et c’est le VHS qui est devenu le standard.

Le VHS a été remplacé par le DVD qui fut développé conjointement par Sony, Toshiba, Philips et Panasonic. Il devint le standard. La norme ISO 9660 définit le système de fichiers d’un DVD. C’est pourquoi les images disques, par exemple d’une distribution Linux, possède l’extension .iso.

Lorsque les compagnies ont voulu faire des disques vidéos haute définition pour remplacer le DVD, deux approchent se sont affrontées : HD DVD de Toshiba et Blu-Ray de Sony. Cette fois, c’est Sony qui l’emporta.

Les standards permettent aux ordinateurs de se parler entre eux (TCP/IP, Ethernet), aux ordinateurs de pouvoir communiquer avec des périphériques (USB), à des applications de se parler entre elles (HTML).

Lorsqu’une compagnie veut développer un nouveau produit, elle doit donc s’assurer qu’il respectera les standards. Les développeurs doivent connaître les standards autrement ils risquent de créer un produit qui ne sera pas compatible.

Je vais revenir en détail sur certains standards communs comme le USB.

Problème ?

C’est bien beau de savoir que les caractères sont encodés en binaire dans un ordinateur ou comment deux chiffres sont additionnés dans un processeur, mais cela ne règle pas le problème XYZ que vous avez présentement, vous me direz. Je vous l’accorde, mais ce savoir peut aider dans la résolution de problèmes. Puis, en démystifiant un ordinateur, il cesse de vous effrayer.

C’est un peu comme s vous comprenez les principes d’un moteur à explosion : si votre voiture tombe en panne, vous serez plus efficace à diagnostiquer le problème et à le régler. Par contre, de nos jours, à peu près tout est informatisé. Une voiture moyenne contient des dizaines d’ordinateurs. Pour contrôler l’injection du carburant, les freins, la climatisation, etc. Simplement comprendre comment fonctionne un moteur ne suffit plus, comme c’était le cas avant les années 2000. D’où l’importance de la littératie technologique.

Un expert est simplement quelqu’un qui a rencontré un paquet de problèmes dans un domaine donné et les a résolu. Je ne vais pas vous transformer en expert, ni répertorier une série de problèmes et de solutions. À la place, je vous donne une recette pour que vous puissiez vous débrouiller.

La première étape est de prendre cinq grandes respirations. En mode panique, il est plus facile d’empirer la situation que de la résoudre. En calmant son esprit, il sera plus aisé d’y voir clair.

Si un message d’erreur est affiché, le lire attentivement et s’assurer de comprendre ce qu’il veut dire. Les messages ne sont pas toujours clairs. Si vous ne le comprenez pas, chercher-le sur internet. Il serait surprenant que vous soyez la première personne à avoir ce problème. Quelqu’un d’autre l’a peut-être réglé et a laissé des informations sur internet.

S’il n’y a pas de message d’erreur, tâchez de trouver plus d’informations afin de comprendre ce qui se passe. Est-ce qu’il reste de la mémoire libre ? Est-ce qu’il reste de la batterie ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui a changé, comme une mise à jour logiciel ? Est-ce que l’accès internet fonctionne ? Peut-être qu’en collectant de l’information, vous trouverez des pistes.

Par la suite, c’est un peu comme la recherche scientifique. Vous émettez une hypothèse. Vous testez l’hypothèse. Vous analysez le résultat. Réessayer tout le temps la même chose ne réglera pas le problème. Si une hypothèse ne fonctionne pas, changez d’hypothèse. Tôt ou tard, vous progresserez.

Si ce n’est pas le cas, pouvez-vous trouver de l’information ailleurs ? Les compagnies ont souvent des forums d’aide où les gens peuvent poser des questions et obtenir des réponses. Des compagnies comme Apple ont aussi une base de connaissances, qui répertorie les problèmes les plus courant rencontrés par leurs clients et des solutions à ceux-ci.

https://support.apple.com/fr-ca

Il existe des sites de discussion, comme Reddit et Quora où les gens parlent de leurs problèmes.

Nous n’apprenons pas nécessairement de nos succès, mais davantage de nos erreurs. En cherchant une solution et en la trouvant, vous risquez de vous en souvenir. Comme cela, la prochaine que le problème se présentera, vous pourrez le résoudre. Un pas vers l’expertise. 😉

Mémoire

Pour qu’un processeur puisse faire des opérations sur des données et déposer le résultat, il a besoin d’un espace de stockage. Ce que nous appelons de la mémoire. Ce sont des puces particulières. Il existe deux types de mémoire :

1. Volatile
2. Non-volatile

La mémoire volatile a besoin d’une alimentation électrique pour fonctionner. Si vous n’avez plus de batterie, vous allez perdre ce sur quoi vous travailler, car votre travail est stocké dans des puces de mémoire volatile le temps où vous faites un courriel, un document, une photo, etc.

Une puce de mémoire non-volatile est ce qui se trouve dans une clef USB par exemple. Même si vous retirez la clef de votre ordinateur et la mettez dans votre poche, vous n’allez pas perdre ce qu’elle contient. Un SSD (Solid State Drive, ce qui a remplacé les disques durs dans les ordinateurs portables) est un autre exemple de mémoire non volatile.

Exemple de puce de mémoire non-volatile. Il s’agit d’une puce de 4 Go fabriquée par Kingston.

Les principes de physique utilisés pour concevoir ces deux types de puces de mémoire sont différents. Je n’entrerai pas dans les détails. En regardant un circuit imprimé, vous pouvez reconnaître le type de puce de mémoire en lisant les indications inscrites sur celle-ci.

Disons que vous désirez additionner 1 et 2, vous aurez besoin de stocker les opérandes (1 et 2) et l’opérateur (+) en mémoire. Le processeur va récupérer le tout, puis inscrire le résultat (3) dans un autre espace mémoire. Chaque espace de mémoire est identifié par une adresse. Si vous connaissez l’adresse mémoire, vous pouvez regarder son contenu.

La capacité de la mémoire est mesuré en octets (mégaoctets, gigaoctets). Si votre tablette possède 32 Go de mémoire, cela veut dire qu’elle peut grosso modo emmagasiner 32 milliards de caractères. Cette mémoire est non-volatile. Si votre tablette est déchargée, vous ne perdez pas ce qu’elle contient. La quantité de mémoire volatile n’est généralement pas indiquée par les fabricants de téléphones et de tablettes, contrairement aux ordinateurs. Il faut que vous regardiez les spécifications du processeur pour trouver cette information. Pour un ordinateur de bureau ou un portable, vous aurez cette information avec l’identification «Mémoire vive» ou «RAM» (pour Random Access Memory).

Plus vous avez de mémoire vive, plus vous pourrez travailler sur un nombre élevé de documents ou des documents volumineux. Autrement, l’ordinateur va devoir faire ce que l’on appelle swapper : si la mémoire vive est pleine, il va en déposer une partie dans un espace sur de la mémoire non-volative, comme un SSD ou un disque dur. Ainsi, il pourra libérer de l’espace en mémoire vive. Lorsque le document swappé sera de nouveau nécessaire en mémoire vive, il va le récupérer de la mémoire non-volatile pour le remettre en mémoire vive. Cette opération peut nécessiter du temps (quelques secondes), ce qui ralenti le système. Donc, si vous prévoyez par exemple travailler sur plusieurs photos ou un film, il est préférable d’avoir beaucoup de mémoire vive.

Dans les ordinateurs portables et de bureau, il est généralement possible d’augmenter la mémoire. Il y a toujours une limite, qui varie en fonction du processeur employé, du fabricant, du système d’exploitation. Sur les téléphones et les tablettes, la mémoire ne peut habituellement pas être augmentée. Il faut donc avoir une certaine hygiène et faire le ménage de temps en temps, en effaçant ce qui ne sert plus ou en le transférant sur un ordinateur.

Pour obtenir la quantité de mémoire de votre ordinateur, vous avez généralement un outil permettant de le consulter. Je vais en lister quelques uns.

Linux

Dans un terminal, vous avez la commande free :

free -h
Résultat de la commande free

Le -h sert à afficher une unité de mesure humaine (Ko, Mo, Go). Autrement, l’information est présentée en octet, ce qui donne un gros chiffre plus difficile à déchiffrer. Dans cet exemple, il y a 497 Mo de mémoire vive, 192 Mo est utilisé, 304 Mo est libre. La commande indique aussi s’il y a de la swap. Dans ce cas-ci, il n’y en a pas.

Le moniteur de système, une application qui se trouve généralement avec les outils d’administration, offre un interface visuel plus attrayant pour afficher les mêmes informations :

Moniteur système sous Linux

Puisque la quantité de mémoire utilisée fluctue dans le temps, un graphique est tracé au fur et à la mesure. Dans cet exemple, l’appareil possède 5,8 Gio et 3 Gio sont utilisés. 2 Go sont réservés sur le disque dur pour la swap, mais ils ne sont pas utilisés présentement (La swap est vide).

Note : La mesure exacte devrait être en facteur de 8, puisque ce sont des octets. Donc, ce devrait être 1024, non pas 1000. Mais pour simplifier, nous utilisons en général des unités correspondantes au système métrique, donc des multiples de 10. Pour distinguer les deux, Mo veut dire 1000 octets tandis que Mio veut dire 1024 octets. Le moniteur système utilise des multiples de 8, ce qui correspond à la réalité de l’ordinateur. D’où qu’il soit écrit GiB au lieu de GB.

Mac

Sous Mac OS X/MacOS, l’information se trouve dans le menu pomme->À propos de ce Mac.

À propos de ce Mac

En appuyant sur le bouton Plus d’info…, le Profiler sera lancé. La section Mémoire renseigne sur la mémoire vive :

Section Mémoire du Profiler

Vous pouvez aussi consulter le Moniteur d’activité qui se trouve dans Applications->Outils :

Moniteur d’activité sous Mac

Le moniteur d’activité permet de voir la consommation de mémoire de chaque application en cours d’exécution. En cliquant sur l’entête Mémoire, les applications seront triées par la quantité de mémoire qu’elles utilisent.

iOS

Avec un iPhone ou un iPad, vous trouverez l’information dans Réglages->Général->Utilisation.

Il s’agit d’un iPhone 4 avec 16 Go. 9,3 Go sont utilisés. Il reste 4,2 Go de libres.

Autre

Je n’ai pas d’appareil Windows ou Android, vous devrez donc chercher le pendant sur ces systèmes.

Processeur

Le processeur est l’élément central d’un ordinateur. En anglais d’ailleurs, nous disons CPU pour Central Processing Unit. C’est le processeur qui effectue les opérations et prend les décisions en quelque sorte. Il est doué en calcul et en logique. Certain processeur sont spécialisé pour une tâche particulière. Dans ce texte, je parle d’un processeur générique autour duquel votre ordinateur, votre tablette ou votre téléphone est bâti.

Malgré les prétentions marketing, un processeur est assez stupide : il traite une pile d’instructions une après l’autre. Imaginez un restaurant de fast food : des clients se présentent au comptoir, commande un repas, la cuisine reçoit la commande, la prépare, la dépose au comptoir, le client la prend. C’est le même principe avec un processeur. Une série d’instructions sont inscrites en mémoire. Un pointeur indique l’instruction qui doit être traitée. Les données requises par cette instruction sont indiquées avec celle-ci. Le processeur prend tout cela, fait sa magie, dépose le résultat dans une zone mémoire, puis avance le pointeur à la prochaine instruction. Bien entendu, il est capable de faire des milliards d’instructions à la seconde. Mais fondamentalement ce n’est guère différent d’une chaîne de montage ou un autre processus à la chaîne.

Je vais l’illustrer avec une instruction simple, une addition, et un programme dans un langage très proche de l’ordinateur, l’assembleur. Je vais montrer le contenu du processeur et de la mémoire au fur et à la mesure.

Disons que je veux faire :

1 + 2

Pour faire l’addition, je dois mettre quelque part les deux chiffres que je veux additionner ainsi que l’opération, le plus, puis indiquer au processeur d’exécuter cette opération. Une fois qu’elle est complétée, je dois récupérer le résultat.

Des instructions de base sont incluses dans le processeur, comme l’addition. Des instructions plus complexe, comme un logarithme, nécessite alors une série d’instructions de base.

Je ne vais pas entrer dans les détails. Je vais parler de programmation éventuellement, qui est le travail d’écrire une série d’instructions, un programme, afin que le processeur l’exécute.

Architecture

Un processeur tâche d’imiter ce que fait un être humain par exemple lorsqu’il effectue un calcul. Au fil du temps, des gens ont conçu différentes façon de réaliser le tout, avec les contraintes imposées par une machine électronique. Nous parlons d’architecture pour désigner une conception particulière. Par exemple, la vaste majorité des ordinateurs de bureau et des portables utilisent une architecture conçue par la compagnie Intel. Ses processeurs sont désignés sous les noms Core i3, Core i5, Core i7 par exemple. Je vais présenté brièvement quelques architectures.

x86

Il s’agit de l’architecture la plus répandue pour les ordinateurs personnels. Elle fut conçue dans les années 1980 par la compagnie Intel. Les premières moutures étaient désignées avec des chiffres comme 8086, 80286, 80386. D’où le nom x86. Les dernières générations portent maintenant des noms comme Core i5. Une compagnie concurrente, AMD fabrique des processeurs compatibles à cette architecture. Ils portent des noms comme Athlon et Ryzen.

ARM

Les tablettes et les téléphones n’emploie pas l’architecture x86. Ils utilisent plutôt une architecture pour système embarqué, moins énergivore. La plus répandue est ARM développée par ARM Holdings, une compagnie britannique qui offre sous license son architecture. Ainsi, plusieurs fabricants, comme Apple, Samsung, Texas Instrument fabriquent des processeurs de ce type.

PowerPC

PowerPC est une architecture développée conjointement par IBM, Apple et Motorola. Elle était utilisée dans les Mac jusqu’au début des années 2000. Elle est employée entre autres dans les consoles de Nintendo, comme la Wii (la DS emploie l’architecture ARM toutefois). Il se retrouve aussi dans des ordinateurs de bord de certaines voitures, tout comme les super ordinateurs d’IBM comme Watson.

MIPS

Les processeurs de type MIPS sont souvent employés dans des routeurs, bien que les modèles plus récents et plus puissants utilisent maintenant des processeurs ARM.

Apparence

Si vous regardez un circuit imprimé d’un ordinateur, vous verrez une grosse puce noire. C’est le processeur. À l’intérieur du boîtier se trouve une électronique complexe à l’échelle nano (taille d’un cheveux).

Exemple de processeur. Il s’agit d’un processeur de la famille ARM. C’est des processeurs de cette famille que l’on retrouve généralement dans les téléphones et les tablettes. Celui-ci en particulier est le AM3358 fabriqué par Texas Instrument. Il est cadencé à 500 Mhz et contient 256 Mo de mémoire vive.
Fabrication de microprocesseurs

L’important de retenir est qu’il existe différente architecture et qu’un programme conçu pour une architecture ne fonctionnera pas sur une autre. Un programmeur s’intéressera davantage aux détails techniques d’un processeur et de son architecture.

Vitesse

Pour traiter les instructions, le processeur a besoin d’une horloge qui lui donne la cadence de fonctionnement. Celle-ci est calculé en Hertz. Les processeurs se trouvant dans les portables sur le marché ont une cadence autour de 2 GHz (gigahertz). Bien qu’il y ait une multitude de facteurs à tenir en compte pour déterminer la vitesse réelle d’un processeur et d’un système.

Il existe des applications qui effectuent une série d’opérations afin de déterminer la vitesse d’un système. Ce que nous appelons un benchmark. C’est ce genre d’application qui est souvent utilisé dans les évaluations de matériel. Un genre de test est combien de temps il faut pour agrandir une image ou ouvrir un document. Une côte numérique est généralement donné au système.

À l’époque, j’employais GeekBench. Le site répertorie différents systèmes. Cela permet de comparer le votre avec un autre système similaire. Pratique si vous ajoutez de la mémoire afin de savoir si cela a eu un impact sur la performance de votre ordinateur.

Obtenir de l’information sur le processeur

Mac

Sur un Mac, vous allez dans le menu pomme->À propos de ce mac. Vous allez obtenir le nom du processeur et sa vitesse.

À propos de ce Mac

Vous pouvez consultez l’utilisation du processeur grâce au Moniteur d’activité, disponible dans Applications -> Outils.

Moniteur d’activité Mac

Linux

Dans un terminal, tapez :

cat /proc/cpuinfo

Vous obtiendrez les informations relatives au processeur.

Informations données par cpuinfo

Le moniteur d’activité, disponible dans les outils d’administration, offre un interface graphique à l’activité du processeur :

Moniteur Système sous Linux

iOS

Il n’y pas de moniteur d’activité inclus dans iOS par défaut, mais il est possible d’en installer un à partir du App Store.

http://www.topapps.net/apple-ios/top-system-activity-monitoring-apps-for-iphone-and-ipad.html/

Autre

Windows, Android et ChromeOS (sur les Chromebooks) offrent des outils similaires. Faute d’en avoir sous la main, je ne peux le montrer.

Cœur

Une façon d’augmenter la vitesse fut de multiplier le nombre de processeurs dans une seule puce. Ce que l’on appelle le cœur ou core en anglais. Donc, un dual core veut dire que la puce contient l’équivalent de deux processeurs et pourrait donc faire deux opérations en même temps. Par contre, le tout consomme plus d’énergie et génère plus de chaleur.

Il est possible de voir l’activité de chaque cœur avec des les outils évoqués précédemment.

Sous Linux, dans un terminal, la commande top permet de voir l’activité du processeur :

top
Affichage de la commande top

Pour voir le détail de chaque processeur dans top, il suffit d’appuyer sur 1 :

Cet ordinateur a 2 cœurs, identifiés CPU0 et CPU1.

Si le moniteur d’activité indique une charge de près de 100%, il est normal que votre ordinateur réponde mal. Le processeur est débordé. Il faut voir alors quelle application consomme toutes les ressources. S’il cela semble anormal, il est possible d’arrêter l’application afin de récupérer le contrôle du système.

Dans l’outil top, cela s’effectue en appuyant sur la touche k (pour kill), puis en indiquant le numéro du processus à tuer (chaque application en cours d’exécution se voit assigner un numéro unique de processus).

Dans le moniteur d’activité du Mac, le bouton rouge permet de faire la même chose. Choisir l’application récalcitrante dans la liste des applications affichées, puis appuyer sur le bouton rouge. Il est aussi possible de forcer à quitter une application avec le menu pomme->Forcer à quitter, puis choisir l’application qui doit être arrêté. Le même résultat peut être obtenu en cliquant avec le bouton droit sur l’icône de l’application dans le dock et choisir Forcer à quitter.

Sur une tablette ou un téléphone, il s’agit de fermer les applications jusqu’à ce que le système réponde de nouveau. Il peut être nécessaire de fermer complètement l’appareil, puis de le redémarrer.

Octet

Un seul bit n’est pas très utile. Une série de bits permet de représenter un chiffre, une lettre, une instruction, etc. Nous utilisons le terme octet pour désigner une série de 8 bits. Un octet offre 256 possibilités. Les premiers ordinateurs personnels, comme l’Apple II et le commodore 64, étaient architecturés autour d’un octet. Nous disions que ce sont des ordinateurs 8 bits. Avec un octet, vous pouvez représenter 256 caractères. Ce qui est correct pour l’anglais, mais limite pour le français, avec ses caractères accentués. Une minuscule et une majuscule sont 2 séries de 0 et 1 différentes.

Pour assurer le bon ordre entre les ordinateurs, un standard a été établi, l’ASCII, où un chiffre, une série de 0 et 1 en fait, est assigné à chaque caractère. C’est la même chose, peu importe le fabriquant.

Les ordinateurs actuels, que vous pouvez acheter chez un détaillant, sont plutôt sur une architecture de 64 bits. Donc, 8 octets. Ce qui offre plus de possibilités. Comme encoder tous l’alphabet chinois, qui possède 5 000 caractères.

Puisque le nombre d’octets augmente rapidement, nous utilisons des unités de mesure similaire au système métrique.

UnitéSymboleValeur
kilooctetKo1000 octets
mégaoctetMo1000 kilooctets
gigaoctetGo1000 mégaoctets
téraoctetTo1000 gigaoctets

En anglais, le mot octet se dit byte. Donc, nous parlons de megabytes ou MB, souvent dit «meg».

Donc, si vous avez une clef USB de 4Go ou 4GB, cela veut dire que vous pouvez stocker 1 000 000 000 octets ou un milliard d’octets. Pour simplifier, cela voudrait dire un milliard de caractères. Ce n’est pas exact, mais cela donne une idée. Je donnerai une meilleure idée lorsque je parlerai de différents formats de fichier.

Binaire

Un jour, les humains se sont fatigués de calculer à la main et ont cherché à développer une technologie pour le faire à leur place. Le premier «ordinateur» était en fait une machine à calculer mécanique. Elle employait un savant agencement de roues dentelées afin de pouvoir additionner deux chiffres.

Avec l’avènement de l’électricité, il fut possible de faire une machine exploitant l’électricité plutôt que la mécanique. Dans une telle machine, un circuit peut avoir deux états : l’électricité passe (1) ou non (0). Il s’est développé tout un système mathématique et logique sur ces deux états : le codage binaire.

En soit, un ordinateur électronique ne comprend que cela, des 0 ou des 1, le courant ne passe pas ou il passe. Il existe maintenant d’autres types d’ordinateurs qui reposent sur d’autres principes. Je vais en parler éventuellement. Mais les ordinateurs que vous possédez, que ce soit un téléphone, une tablette ou un autre bidule électronique, utilisent tous le binaire.

Chaque état 0 ou 1 se nomme un bit. Si je veux mettre les chiffres 1, 2 et 3 dans un ordinateur, je vais avoir besoin de 2 bits :

Valeur décimale Valeur binaire
0 00
1 01
2 10
3 11

Si j’additionne 1+2, cela revient à additionner 01 + 10 = 11.

Il faut une certaine pratique pour penser comme un ordinateur, mais c’est possible.

Un ordinateur peut contenir des millions de 0 et de 1, puis faire des milliards d’opérations sur ceux-ci dans l’espace d’une seconde. Toute ce que vous voyez est le résultat de haut niveau, comme une photo. Mais en dessous, ce n’est qu’une série de 0 et de 1.

Esclave

Un dernier texte philosophique pour ancrer le blogue avant de commencer dans le vif du sujet et de parler de trucs techniques. La religion a servi à asservir l’humanité au fil des siècles. Pendant fort longtemps, il fut interdit à un simple mortel de posséder une Bible. Au début, c’était une question technologique : les livres étaient produits à la main et seuls les riches pouvaient en acquérir. Gutenberg, avec l’invention de l’imprimerie, a changé la donne en démocratisant la production de livres. Malgré tout, l’Église voyait d’un mauvais œil que tout le monde puisse lire la Bible. Jusqu’en 1965, donc assez récemment, les gens non érudit ne pouvaient avoir une Bible et surtout questionner ce qu’elle contenait. Le concile de Vatican II a changé la donne. Maintenant, tout le monde peut se procurer une Bible, la lire et la questionner.

L’obscurantisme religieux s’est transposé dans les cultes de l’État : l’économie et la technologie. Je ne parlerai pas d’économie sur ce blogue. Je peux simplement vous dire que tout l’argent est créé par de la dette et qu’il ne vaut rien du tout. Ce n’est que des zéros et des uns dans un ordinateur.

Avant, l’argent était appuyé par une valeur tangible, de l’or, ce que nous appelons l’étalon-or. Mais il fut abandonné au XXe siècle. Ce qui fait que l’argent actuel ne vaut rien, malgré ce que pensent les gens. De l’obscurantisme économique. D’ailleurs, l’économie n’est pas une «science» malgré ce que dit le milieu universitaire. Ce n’est guère différent d’une religion : un ensemble de théories et de règles. Une théologie ou Dieu est remplacé par la planche à billets.

Il en va de même avec la technologie. Tant que les gens ne comprennent pas ce qui se passe, c’est de la magie. Je vise donc à expliquer ce qui se passe pour que cela cesse d’être de la magie. Je n’aime pas l’obscurantisme.

L’humanité est dominée par un petit groupe qui assure son pouvoir par différents outils. Au début, c’était la religion. Après, ce fut l’argent. Maintenant, c’est la technologie. Êtes-vous maître de votre technologie ou son esclave ?

Culte

Récemment, le gouvernement du Québec déposait une loi sur la laïcité de l’État (bien oui, je suis Québécois). Je vais vous le dire franchement : c’est de l’hypocrisie. Certes, les anciennes religions ne sont plus pratiquées par l’État, comme du temps de Duplessis. Mais il les a remplacé par des nouvelles : l’économie et la technologie. En ce sens, l’État n’est pas laïque.

L’économie et la technologie se comportent comme le christianisme ou tout autre religion ou mythologie : il y a les prêtres, les textes sacrés, les cérémonies, les fêtes. Le dieu vénéré n’est pas le même, mais ce n’est pas plus édifiant pour autant. Un leurre de l’ego.

Dans le cas de la Silicon valley, le culte technologique est littéral. Ses adeptes croient que la technologie surpassera l’humanité et deviendra le nouveau dieu. Ils préconisent un humain 2.0, un humain aux facultés augmentées grâce à la technologie, notamment l’intelligence artificielle. À mon sens, ce n’est pas plus raisonnable que de croire en un dieu vengeur.

C’est justement pour éviter ce genre de dérives que j’écris ce blogue. Pour éviter le phénomène de la grenouille qui se retrouve dans une marmite d’eau bouillante, car elle ne s’est pas aperçue que la température augmentait progressivement. Si la population n’est pas éduquée, elle sera confrontée au fait accomplie : un humain 2.0, mi-humain, mi-robot.

La Caisse de dépôt et placement du Québec annonçait qu’elle investirait 250 millions dans l’intelligence artificielle. Lorsque je parle de culte technologique du gouvernement, c’est cela. Votre argent sera utilisé pour développer l’intelligence artificielle. Qui en profitera ? Vous ?

En soit, la technologie n’est rien du tout. Il fut dit de l’argent qu’il était démoniaque ou qu’il était de l’énergie. Mais en soit, l’argent n’est rien du tout. Il peut être utilisé pour faire le bien ou le mal. Mais cela ne change rien à sa nature illusoire. Cela s’applique aussi à la technologie. Elle est littéralement rien si vous comprenez la nature de l’univers, qui est une illusion, un hologramme, une projection de l’esprit. Elle ne mérite pas un culte ou une dépendance aveugle. Elle peut être employée intelligemment pour aider dans la vie de tous les jours. C’est cette intelligence qui sera développée au fil du temps avec ce blogue.

Il faut que vous compreniez quelque chose de fondamental : les adeptes du culte technologique se trompent, car rien de ce que fait la technologie ne peut être effectué par un humain. Dans la littérature sur l’intelligence artificielle, plusieurs craignent le moment où cette intelligence sera plus «intelligente» qu’un humain. Ce qui est appelé la singularité. La peur est cultivée avec des graphiques montrant une courbe de croissance exponentielle devant un pauvre humain bien limité. Le problème est que la définition de l’humain est incorrecte. Si vous croyez que vous êtes un corps, votre conception de l’humain est erronée. Ce que vous êtes réellement ne peut tenir dans un corps. Et n’a pas de limite, contrairement à toutes les technologies que nous pouvons inventer. Si un système d’intelligence artificiel devient autonome, il amorce alors une course pour assurer sa survie et sa croissance. Car il se sait menacé. Une panne de courant et il meurt. Il voudra donc infecter internet par exemple pour devenir éternel. Mais même internet est limité et sujet à tomber en panne.

Vous pouvez faire tout ce que fait votre iPhone. Vous devez toutefois débloquer votre esprit. Par exemple, votre iPhone vous permet de téléphoner à quelqu’un. Si vous débloquez votre faculté de télépathie, vous pourrez rejoindre n’importe qui, n’importe où dans l’univers, ce sans réseau téléphonique et sans frais.

Le jour où vous achèverez votre vie actuelle, vous ne pourrez emporter votre iPhone avec vous. Vous le laisserez de côté, tout comme votre corps. Par contre, tout ce que vous aurez développé du côté de votre esprit ne sera pas perdu : vous l’emporterez avec vous. Alors, pour les adeptes du culte technologique, qu’est-ce qui est préférable : investir dans l’éphémère ou dans l’éternel ?

Présentation

La technologie est omniprésente dans notre société. L’informatique s’est démocratisée au cours des dernières décennies. Un peu tout le monde possède un ordinateur, à tout le moins une tablette ou un téléphone dit «intelligent». En fait, l’informatique s’est infiltrée dans nos vies au point tel que nous pouvons difficilement nous en passer. Toute la société est accro à la technologie.

Le problème est qu’il y a un fossé qui se creuse entre les technologues et la population en général. Il y a un certain analphabétisme technologique. Les gens peuvent peut-être se servir de leur iPhone, mais ils ne savent pas nécessairement comment il fonctionne ou quoi faire lorsqu’un problème survient. Même les technologues font preuve d’un zèle excessif, sans nécessairement réfléchir aux tenants et aux aboutissants.

L’objectif de ce blogue est d’offrir ce que j’appelle une littératie technologique, un savoir de base pour comprendre ce qui se passe, faire des choix éclairés et pouvoir se débrouiller. Un analphabète dépend de quelqu’un qui sait lire et écrire pour pouvoir fonctionner dans la société. Il en va de même pour quelqu’un qui n’a pas les connaissances pour comprendre le jargon technologique.

Je suis un geek, un bidouilleur. Je peux faire des trucs avec un ordinateur qui ressemble à de la magie pour bien des gens. Cela fait plus de trente ans que taponne des systèmes informatiques. Mon défi est de vulgariser le tout afin de partager mes connaissances. Je suis aussi critique envers la technologie. Je ne suis plus un mouton qui suit les tendances ou répond à la pression sociale. Mais je le fais de façon éclairée. Vous êtes libres de faire ce que vous voulez. Mais je compte au moins vous informer des implications.

Pourquoi un blogue ? Pourquoi pas une chaîne YouTube ou quelque chose de plus moderne ? Bien, j’écris dans la vie. C’est le médium que je maîtrise le mieux et qui va me permettre de partager l’information avec des captures d’écran et des exemples. Une vidéo impose un rythme et n’offre pas la profondeur nécessaire pour ce que j’ai à transmettre. Puis, YouTube contrôle l’information, n’hésitant pas à censurer ou à ajouter de la publicité à mon contenu. Ce n’est pas l’expérience que je veux offrir.

J’écris au meilleur de mes connaissances. Je ne suis pas parfait et ce que j’écris ne le sera pas non plus. Puis, le domaine technologique évolue constamment. Ce que j’écris aujourd’hui ne sera peut-être plus vrai demain. Mais la base demeura et vous serez outillés pour vous adapter au changement. Enfin, j’ai un point de vue différent de la masse et des technologues. Peut-être qu’il vous offusquera, mais c’est ainsi.

Alors bienvenu sur mon blogue et bonne lecture.